«Lorsque les Etats-Unis sont venus chercher Cuba, nous n'avons rien dit, nous n'étions pas Cubains.»
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CITATION DU JOUR :



BIBLIOGRAPHIE
Les Etats-Unis de Mal Empire
par VIVAS Maxime , DEDAJ Viktor , BLEITRACH Danielle
20 octobre 2005

Les Etats-Unis DE MAL EMPIRE Ces modèles de résistance qui nous viennent du Sud

Danielle Bleitrach, Viktor Dedaj, Maxime Vivas

Parution : 15/09/2005

« Dans le confort douillet de ses certitudes distillées au quotidien, l’opinion publique occidentale ne reçoit que des échos déformés d’une résistance qui s’organise. Un président est élu au Venezuela et décide de reprendre le contrôle des richesses de son pays ? Le voilà aussitôt affublé de qualificatifs péjoratifs. Il augmente le prix du pétrole ? Les hauts fonctionnaires étatsuniens parlent de mesures « agressives » à leur encontre. Comme si les États-Unis se laissaient dicter par d’autres le prix de leur pétrole...

Pour tous ceux-là, une grande variété de qualificatifs est prévue : populistes, dictateurs (parfois « en puissance »), etc. Mais qu’importe le terme, puisque leur véritable point commun est celui de ne pas courber l’échine devant l’autoproclamé maître du monde. Un maître du monde militairement puissant, donc dangereux, mais économiquement au bord du gouffre et qui, en réalité, ne maîtrise plus qu’un dernier domaine.

Un domaine qui est son terrain de prédilection, et grâce auquel il réussit encore à entretenir l’illusion : les moyens de communication.

Dans cette levée des résistances des peuples du Sud, et particulièrement sur le continent américain, le jeu qui s’est engagé est exceptionnellement riche et complexe. Nourris de toutes leurs expériences passées - des batailles perdues, des victoires éphémères, des résistances qui perdurent malgré tout jusqu’à devenir symboles - tous ces peuples apportent à leur manière les pièces qu’ils ont récupérées sur les champs de bataille. Dans ces contrées lointaines et mystérieuses ignorées par nos médias, et qui ne sont pourtant que les foyers de tous ces autres « nous », les esprits, les mains et les coeurs s’activent pour reconstruire un avenir de la planète qui ne repasserait pas par la case « départ ». Alors, si vous entendez quelques rumeurs, si vous percevez quelques mouvements, ne vous laissez pas duper par le système de propagande qui vous entoure. Dites-vous que c’est simplement l’Histoire qui redémarre. »

SOMMAIRE

- États-Unis : une question d’images
- Mondialisation de l’agression : à qui le tour ?
- Globalisation des résistances : l’exemple du Sud
- L’art de la résistance
- Une résistance qui n’a pas droit à l’erreur
- L’irruption de la Chine
- Le sommet des Amériques et la rébellion
- L’intégration bolivarienne : ALCA ou ALBA ?
- L’Amérique du Sud résiste au mal empire
- Les méthodes de l’Empire : quelques exemples
- De l’assassinat et de la responsabilité des dirigeants
- Médias occidentaux : le rideau de fumée
- Mythes, contes et légendes de la forêt magique de Médialand
- La presse libre (de se taire)
- Les machines à mentir
- Un cas d’étude : le rôle de Reporters Sans frontières
- Europe : des principes affichés et de la (triste) réalité
- L’Europe : contrepoids, concurrent ou vassal des États-Unis

ISBN : 2 930402 15 6 - 288 pages - 14 x 20 cm - 19.00 Euros - éditions Aden


ILS EN ONT PARLE :

LE MONDE DIPLOMATIQUE janvier 2006

Avec pour sous-titre "Ces leçons de résistance qui nous viennent du Sud", les auteurs choisissent d’observer les relations Nord-Sud à partir de l’Amérique latine. Avec pour premier constat : "La puissance militaire des Etats-Unis est conçue pour affronter une autre superpuissance et semble inadaptée à un phénomène qui prend toute son ampleur en Amérique latine : la diversité des résistances et la mobilisation populaire." Et une question : "Quelle place pour la réforme ? En particulier celle qui, comme le proposent Cuba et le Venezuela, tablerait sur une développement endogène alors que tout le système est orienté vers la recherche de marchés extérieurs ?" Si l’Argentine et le Brésil ne sont pas oubliés, l’ouvrage accorde une large place à la révolution bolivarienne et surtout à Cuba, désigné par Washington comme un "pays ennemi, terroriste et cible potentielle". Pour les auteurs, obtenir des Etats-Unis qu’ils renoncent à Cuba est le préalable indispensable à une évolution significative que les Cubains (y compris leurs dirigeants) souhaitent. Un ouvrage foisonnant, ici très brièvement résumé.

M.L.


MARIANNE du 7 au 13 janvier 2006 AMERIQUE LATINE Le matin du grand soir...

Auteurs d’un pamphlet contre la parousie neolibérale, Danielle Bleitrach, Viktor Dedaj et Maxime Vivas ont une bonne nouvelle : proclamée morte par les gardiens du nouvel ordre, l’histoire a encore plus d’une ruse dans son sac, car les "Latinos" sont entrés en sécession. Marxistes non repentants, les auteurs brocardent la propension des journalistes occidentaux à accorder le bénéfice du doute à l’Amérique impériale. A lire ceux-là, écrivent-ils, on a le senitment que le 11 septembre 2001 légitimait les interventions en Irak et en Afghanistan alors que les Etats-Unis n’ont jamais eu besoin d’excuse pour justifier leurs atteintes à l’indépendance des peuples ou leur hargne contre Cuba. On les suivra moins volontiers lorsqu’ils décrètent que la montée du terrorisme ou la menace nucléaire iranienne ont été inventées par la CIA... Le trio parie sur l"érosion de la puissance américaine. Il appelle à la "globalisation des résistances", car, selon eux, c’est au sud que se lèvera le matin du grand soir.

E.D.


POLITIS 19 janvier 2006, page 5

DE MAL EMPIRE...

Synthèse corrosive et argumentée de toutes les manifestations du déclin de l’empire américain, cet essaie montre aussi les lignes de résistance à l’influence étasunienne qui se dessinent, notamment en Amérique latine. Mais l’originalité de l’ouvrage est ailleurs. Elle réside dans une critique des médias occidentaux, prompts à discréditer tout ce qui fait barrage à la puissance des Etats-Unis. Les auteurs mettent au jour les mots et les techniques qui remplissent cette fonction (quand on s’oppose à George Bush, on est toujours "populiste"). Ils réservent un sort particulier à Reporters sans frontières, accusée de liens étroits avec les Etats-Unis ainsi qu’avec les milieux anticastristes de la Floride. Enfin, les auteurs mettent en garde contre l’illusion d’une Europe "contrepoids" aux Etats-Unis, et qui ne serait en vérité que "vassal" de l’empire d’outre-Atlantique. Un livre d’une grande actualité. D.S.

Les Etats-Unis de mal empire, Danielle Bleitrach, Viktor Dedaj, Maxime Vivas, Editions Aden, 287 p., 20 euros.


Les Etats-Unis de mal empire de Danielle Bleitrach, Viktor Dedaj, Maxime Vivas (Aden) : ce n’est heureusement pas seulement aux States que la révolte gronde. Contre le nouvel ordre impérial, se mettent en branle en Amérique latine et ailleurs de nouveaux fronts de luttes que les médias occidentaux ont tendance à passer à l’as. D’où l’utilité de ce bouillonnant document qui nous donne un petit aperçu de « la globalisation des résistances » dans les pays du Sud contre la globalisation des censures.

Le journal du mardi




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