Le Blocus a été instauré par les Etats-Unis au nom de la "Démocratie" et du "Monde Libre". Mais le monde est-il plus démocratique lorsqu'une machine-outil tombe en panne faute de pièces détachées ? Le monde est-il plus libre lorsqu'un médecin cubain opère sans anésthésie ? (Cuba Solidarity Project)
"Ils ( les Etats-Unis ) sont virtuellement en train de nous dire que si nous poursuivons notre réforme agraire, ils nous étrangleront économiquement... Aucun pays ne peut prétendre à l'indépendance si, chaque fois qu'il vote une loi, on menace de le tuer par la faim."
Fidel Castro - Octobre 1959
Cuba : Chronologie du Blocus
"Cette nuit, la première du blocus, il y avait à Cuba quelque 485550 voitures, 343300 réfrigérateurs, 549700 postes de radio, 303500 téléviseurs, 352900 fers à repasser, 288400 ventilateurs, 41800 machines à laver, 3510000 montres, 63 locomotives et 12 paquebots. Tout, à l'exception des montres suisses, avait été fabriqué aux Etats-Unis." (Gabriel Garcia Marquez)
Nota : cette chronologie (incomplète) a été établie pour démonter le mythe, très répandu, selon lequel les Etats-Unis auraient imposé un blocus (pudiquement baptisé embargo) en réaction à l'instauration d'un régime communiste à Cuba. On remarquera que l'hostilité et l'aggressivité des Etats-Unis s'est manifestée très tôt à l'égard du nouveau régime cubain. Pour plus de détails, parmi les publications en France, on peut se reférer au livre de Maurice Lemoine Les Cent Portes de l'Amérique Latine ou celui de Jean Solbès Le Défi Cubain.
02/12/1956
Fidel Castro débarque à Cuba à la tête d'un corps expéditionnaire de 82 hommes.
16/02/1959
Fidel Castro devient premier ministre. Son frère, Raoul, commandant en chef des forces armées.
10/03/1959
Le Conseil National de Sécurité des Etats-Unis examine la possibilité de porter au pouvoir un autre régime à Cuba.
17/05/1959
La Réforme agraire est décrétée. Elle touche 1 200 000 hectares appartenant à des citoyens ou des sociétés Nord-Américaines.
17/07/1959
Démission du président de la République, Manuel Urrutia. Il est remplacé par Oswaldo Dorticos.
04/02/1960
L'URSS signe un accord commercial avec Cuba.
17/03/1960
Le président Eisenhower donne son accord pour un programme d'action clandestine contre Cuba.
05/1960
3 Raffineries (2 américaines et 1 brittanique) refusent de traiter le pétrole importé d'Union Soviétique. Castro les fait saisir.
06/07/1960
Les Etats-Unis refusent d'acheter le reliquat du quota sucrier cubain (70 000 tonnes d'une denrée traditionnellement vendue sur ce marché et vitale pour l'économie cubaine). L'URSS se porte acquéreur. Après l'échec de négociations menées avec la médiation du président argentin Frondizi, Cuba nationalise 36 centrales sucrières, les raffineries et la compagnie des téléphones.
19/10/1960
Les Etats-Unis promulguent l'embargo sur Cuba. Conséquence inéluctable : l'URSS devient le garant de la survie économique de l'île.
dans les mois qui suivent
Livraison des premières armes à Cuba, par la Tchécoslovaquie et l'URSS.
15/04/1961
Raid aérien contre les aéroports de la Havane et Santiago suivi du débarquement d'un corps expéditionnaire formé par les Etats-Unis.
16/04/1961
Fidel Castro proclame le caractère socialiste de la révolution cubaine.
17/04/1961
1500 contre-révolutionnaires débarquent à Cuba, à Playa Giron (connu aussi comme "la Baie des Cochons"). En 48 heures, l'opération échoue.
02/12/1961
Fidel Castro se proclame marxiste-léniniste.
25/01/1962
l'Organisation des Etats Américains (OEA), par 14 voix contre 6 (Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Equateur, Mexique) exclut Cuba. Toutes les relations commerciales, diplomatiques et aériennes entre l'île et les autres pays du continent sont rompues (sauf avec le Mexique). Le blocus est partagé par les alliés occidentaux des Etats-Unis. Cuba est totalement isolé.
14/10/1962
Les avions espions américains U2 rapportent la preuve de la présence sur l'île de rampes de lancement de missiles. Un grave crise éclate entre l'URSS et les Etats-Unis.
28/10/1962
Nikita Khrouchtchev annonce le démantèlement des rampes en échange de l'engagement des Etats-Unis à ne pas envahir Cuba.
1965
Création du Parti Communiste Cubain.
1989
Chute des régimes communistes de l'Est européen. Presque du jour au lendemain, 80 % de l'économie cubaine s'envole en fumée.
1992
Les Etats-Unis votent la loi Toricelli qui renforce les mesures du blocus. Cuba est au bord de la faillite. Elle entreprend de redresser son économie par le tourisme.
1996
Les Etats-Unis votent la loi Helms-Burton qui renforce (encore) les mesures du blocus. Le caractère extra-territoriale de certaines mesures de ce texte se heurte à une résistance des autres pays du monde.
Cuba : Exemples du blocus
Nota : il arrive fréquemment, concernant l'embargo américain, que l'on nous rétorque qu'il "suffirait que Cuba se fournisse ailleurs...". Cette remarque est d'une naïveté confondante. 1) Les Etats-Unis exercent un chantage plus ou moins couvert à l'égard de TOUT pays commerçant avec Cuba, 2) Des pressions sont exercées aussi sur les transporteurs, 3) Cuba, qui est un pays pauvre, doit donc commercer dans des conditions considérées comme "risquées" par des partenaires qui s'empressent de faire payer ce risque au prix fort... 4) Aucun pays, fût-il riche et/ou capitaliste, ne pourrait se développer dans les conditions économiques imposées à l'île.
Mars 1960
Le gouvernement US interdit la vente d'hélicoptères nécessaires à la production agricole.
Octobre 1960
Eisenhower interdit toute exportation vers Cuba, sauf la nourriture, les médicaments et les fournitures médicales.
Janvier 1961
Washington rompt toutes relations diplomatiques avec la Havane.
Janvier 1961
Washington impose des restrictions aux citoyens américains pour voyager à Cuba (malgré un jugement de la Cour Suprême).
Février 1962
Six mois après l'invasion manquée de la Baie des Cochons, Washington impose un embargo total à l'égard de Cuba.
Mars 1962
L'embargo est renforcé en interdisant l'importation aux Etats-Unis de tout article contenant des produits cubains.
Octobre 1962
L'embargo est étendu aux transports - interdisant aux navires américains l'accés aux ports cubains. De plus, les entreprises commerçant avec Cuba sont mis sur une "liste noire".
Février 1963
Kennedy interdit l'entrée du territoire américain à tout produit ayant été transporté par un navire passant par un port cubain.
Juillet 1963
L'embargo est renforcé de nouveau : toute transaction engagée avec Cuba par un citoyen américain tombe sous le coup de la loi dite sur "le commerce avec l'ennemi" (Trading with the Enemy Act).
Janvier 1964
La Grande-Bretagne refuse de se plier aux injonctions américaines et poursuit la vente de 450 autobus à Cuba. Voir à ce sujet le chapitre sur Cuba du livre "Killing Hope" de W. Blum (sur ce même site), relatif aux sabotages qui ont suivi.
Février 1964
Les Etats-Unis réduisent leurs aides à la Grande-Bretagne, la France, le Maroc, l'Espagne et la Yougoslavie en représailles de liens commerciaux avec Cuba.
Mai 1964
Washington refuse de vendre 15 millions de dollars de médicaments à Cuba.
Aout 1964
Le Mexique affirme vouloir maintenir ses relations avec Cuba.
Décembre 1964
Les Etats-Unis menacent l'Espagne si celle-ci augmente ses échanges avec Cuba.
1966
Les Etats-Unis interdisent la vente de nourriture à tout pays commerçant avec Cuba.
1978
La société espagnole PIHER, fabriquant de composants éléctroniques, est attaquée devant un tribunal américain par l'administration Reagan qui réclame une amende de 10 millions de dollars. La société est accusée de fournir des pièces d'origine américaine à Cuba. PIHER nia les faits et autorisa la visite de ses stocks pour vérifier. Une violente campagne organisée contre la société l'accusa même de vendre des missiles à Cuba. L'entreprise fit faillite.
1980
Ronald Reagan menace l'île d'un blocus naval.
1981
Une épidémie de fièvre dengue éclate sur l'île. Les sociétés américaines se voient interdire de fournir à Cuba le pesticide Abate afin de lutter contre les moustiques. Plus de 100 morts seront constatés suite à l'épidémie. Le gouvernement américain tente d'empêcher l'acquisition par Cuba, auprès de Panama et de pays asiatiques, d'avions d'épandage nécessaire à la lutte contre le fléau. Cuba perdra un temps précieux et de l'argent dans l'opération.
1981
Le président américain n'accepte de participer à un sommet du Mouvement des Non-Alignés qu'à la condition expresse que Fidel Castro - alors président du mouvement - soit exclu.
1981
Les Etats-Unis excercent des pressions à Moscou pour faire cesser toute aide à Cuba.
1981
Les Etats-Unis imposent une limite à la quantité d'argent que les cubains exilés peuvent envoyer à leurs familles à Cuba. La société française Creusot-Loire se voit sommé de confirmer par écrit que ses produits ne contiennent pas de nickel cubain.
Avril 1992
Georges Bush déclenche une polémique avec Cuba sur les limites des eaux territoriales.
Juillet 1992
Les Etats-Unis demande au sénat américain de n'accorder à la Chine communiste le statut de "nation favorisée" qu'à la condition que celle-ci réduit ses échanges avec Cuba.
Exemples en Vrac :
Quelques mois après son entrée en fonctions, Georges Bush refuse un visa à Ricardo Alarcon, ministre des affaires étrangères de Cuba, qui devait assister à une conférence internationale à l'université John Hopkins.
Bush tente d'interdire à la chaîne de télévison américaine ABC la retransmission des jeux pan-américains qui se déroulent à Cuba en 1991.
Cuba a produit devant les Nations-Unies des documents démontrant les actions en sous-main menées par les Etats-Unis pour empecher des échanges avec Cuba. Toshiba, la firme suédoise LKB, Nihon Kohden (Japon) ainsi que Medix (Argentine) furent "convaincus" de ne pas vendre des appareils médicaux, ou des pièces de rechange, à Cuba.
Un citoyen américain, Dan Snow, fût condamné à 90 jours de prison et une amende de 5.000 dollars pour avoir osé pêcher dans les eaux cubains.
Le coût des acquisitions par Cuba de médicaments est multiplié par 3, dû aux frais exhorbitants de transport.
Parmi les produits "interdits à le vente à Cuba", on trouve : le papier, le caoutchouc, les pneus, la nourriture pré-emballée pour les avions, les accessoires électroniques, les résines, les outils pour la coupe du bois, les outils pour la coupe de métal, les cables téléphoniques, les filtres, la colle, les boissons gazeuses...(sic).
Cuba : Entreprises et le blocus
Note 1 : cette liste ne tient pas compte des actions entreprises par les Etats-Unis depuis l'adoption des lois Toricelli (1992) puis Helms-Burton (1996). Note 2 : le plupart des incidents mentionnés ici ne concernent pas un achat occasionnel, mais bien des marchés qui n'ont pas été passés. Sous le terme de " refus de vendre ", nous entendons "n'a pas obtenu l'autorisation" ou bien "suite à des pressions...". Note 3 : ceci n'est pas une liste exhaustive, mais des exemples...
(Liste par Pays)
Allemagne
Siemens AG Refus de vendre des caméras Gamma, appareils à ultra-sons, SI-1200 Sonoline utilisé pour détecter des maladies cardio-vasculaires, un système de résonance nucléaire magnétique...
Argentine
Medix refus de livrer des pièces détachées pour les appareils à dialyse et ophtalmologiques.
Brésil
Vickers Inc Novembre 1989 : ne pouvaient fournir de prix pour des pièces hydrauliques parcequ'il leur était interdire de vendre à Cuba.
Gates Export Corporation of Brazil Janvier 1990 : Après avoir mené des négociations sur des courrois de transmission en "V", abandonnèrent parce qu'ils étaient considérés comme une entreprise américaine.
Woodward Octobre 1990 : refus de vendre du matériel de construction.
Hoechst Juin 1990 : Refuse de vendre des résines
Embraer Mai 1991 : interdiction de vendre cinq avions cargo.
Dorr-Oliver Vrasil Mai 1992 : refus de vendre des filtres.
Canada
Ayerst Laboratories Juin 1985 : interdiction de vendre des médicaments à Cuba.
Cooper Tool Aout-Septembre 1984 : annula deux contrats déjà signés...(19-8065-11 et 19-0322-11).
General Electric of Canada Juillet 1986 : refus de vendre le livre "électrification en sous-sol".
Federal Pacific Electric of Canada Aout 1986 : refus de vendre des fusibles d'origine nord-américaine. Mai 1990 : refuse de vendre des fusibles après signature du contrat 97736
Vulcan-Hart Canada Inc. Aout 1986 : se retracta après signature du contrat numéro 64852.
Andrew Antenna Septembre 1986 : se retracta après signature du contrat numéro 69006-103 portant sur de l'équipement électronique.
Do-Call Canada Inc. Octobre 1988 : refus de vendre des outils pour la découpe de bois.
Simonds Industries Juin 1990 : refus de vendre des outils pour la découpe de bois.
Pepsi Cola Canada Ltd. Mai 1991 : après avoir accepté une commande de 29.000 caisses de boissons sans alcool de la part de la société Regor International, revient sur sa décision en apprenant que les boissons étaient déstinées à Cuba, après intervention des Etats-Unis et malgré les protestations du gouvernement canadien.
Hercules Canada Ltd. Mai 1991 : après avoir commercé avec Cuba, met fin aux transactions parceque ses produits contiennent désormais des produits d'origine nord-américain.
Hobart Canada Inc. Mui-Juin 1991 : refus de vendre de l'équipement de cuisine pour avions.
Servispec Prolux Juin 1991 : refus de vendre des ampoules d'éclairage.
Conval Quebec Aout 1991 : refus de vendre de l'équipement électronique.
Nedco Aout 1991 : refus de vendre de l'équipement électronique.
Furnes Electric Aout 1991 : refus de vendre de l'équipement électronique.
Square D Aout 1991 : après avoir commercé avec Cuba durant des années, interrompt brutalement ses livraisons d'interrupteurs.
Diamond Canapower Septembre 1991 : refus de vendre de l'équipement pour chaudières.
Lennox Industries Octobre 1991 : refus de vendre des réfrigérateurs industriels.
Dow Chemical Vickford Inustries 1991 : refus de vendre des cables téléphoniques.
Loctite Canada Inc. Annula trois contrats portant sur de la colle quand la destination de Cuba fût révelée.
Espagne
Piher Semiconductors, S.A. Fût poussée à la faillite par le gouvernement des Etats-Unis pour avoir vendu des semi-conducteurs à Cuba.
France
CGR Thompson Refus de vendre des pièces détachées pour appareils à rayon X.
Italie
Dow Chemical Co. Ltd. 1991 : après avoir commercé avec Cuba, se ravise et interrompt ses relations commerciales.
Japon
Toshiba Corporation Refus de vendre des SSH-65A Ultrasons avec couleur Doppler, ainsi que des Neuropack IV (appareils médicaux).
Mexique
Crouse-Hinds Domex Octobre 1984 : refus de vendre des connecteurs en fer utilisé dans l'industrie électrique.
Industria Fotografica Interamericana, S.A. Mai 1991 : refus de vendre des produits photographiques.
Coca Cola, Mexico Septembre 1992 : refus de vendre 28.000 boutielles de soda pour l'organisation de la VIème Coupe du Monde d'Athlétisme.
Mexican Sugar Imports Avril 1992 : dût garantir aux Etats-Unis qu'aucun sucre cubain ne figurait dans ses produits.
Suède
Alfa-Laval Mai 1991 : après avoir vendu un appareillage à Cuba, refusa de vendre des pièces détachées et des filtres après intervention des Etats-Unis.
Siemens Elena AB Refus de vendre des Sicard 400 Electrocardiograph.
LKB Pharmaceuticals Refus de vendre de l'équipement de laboratoire.
Cuba : Citations sur le blocus
...La mal nommée loi "Cuban Democracy Act" [loi dite Torricelli (n.d.r.)] est questionable dans sa théorie, cruelle dans ses mesures pratiques et ignoble dans le contexte expéditif en cette période électorale... Une minorité influente de la communauté cubano-américain réclame à cors et à cris le renforcement des mesures contre un régime blessé... Il y a finalement quelque chose d'indécent à voir vociférer ces exilés vivant en sécurité à Miami et réclamant encore plus de douleur pour leurs cousins plus pauvres...
New York Times, éditorial du 15 Juin 1992.
Quand je suis retourné à Cuba en Février [1993]... J'ai découvert des pédiatres exerçant dans des hôpitaux splendides qui passaient chaque matin à compter les rares médicaments pour les enfants... le directeur d'un centre de soins me faisait part de ses craintes de voir le lait disparaître pour les touts petits, comme cela était déjà le cas pour les enfants de plus de sept ans... Que doit-on penser au sujet d'un embargo qui interdit nourriture et médicaments aux enfants ? J'ai honte.
Dr Benjamin Spock - lettre au New York Times, le 3 Juin 1993.
Le gouvernement des Etats-Unis sont seuls, défiant la volonté des nations du monde, dans la mise en oeuvre de cet crime contre l'humanité. Il agit dans l'intérêt d'une poignée de groupes économiques qui veulent s'approprier les richesses de Cuba et appauvrir le peuple Cubain dont la révolution apporta la santé, les libéra de la misère et apporta aussi une éducation universelle partagée avec les pauvres de la planète. Cessez cette honte.
Ramsey Clark (ex-Ministre de la Justice des Etats-Unis)
De ce pays [les Etats-Unis] gonflé de richesses matérielles et intellectuellement misérable, où il y a tant de sans-abris et d'affamés, j'ai pu admirer la lutte de Cuba pour partager ses maigres ressources afin que chacun puisse retrouver sa dignité. Cuba est admiré dans le monde entier parce que les cubains ont démontré un amour, un engagement et un sens du sacrifice pour tout ce qui - les êtres comme la planète - est opprimé, pour tout ce qui souffre. Aujourd'hui, à l'heure où souffre à son tour Cuba, il est temps d'agir.
Alice Walker (Pasteurs pour la Paix - USA)
A un moment c'était l'Angola. A un autre moment c'était l'Amérique Centrale... mais ce n'était en réalité que rhétorique. En fait, la seule condition préalable qu'ils [les Etats-Unis] ont jamais posée reste la même depuis le tout début : ils n'aiment pas la Révolution Cubaine, point. Ils ne l'ont jamais aimé et ont passé plus de 30 ans à essayer de nous reconquérir. La rhétorique diplomatique change selon les époques mais fondamentalement Washington poursuit toujours exactement le même objectif : l'élimination de la Révolution Cubaine... Mais il faut se souvenir que tout a commencé en Mai 1959 quand nous avons voté la Loi sur la Réforme Agraire. Washington ne s'est jamais fait à cette idée... Le conflit USA-Cuba doît être vu plus à la lumière de nos relations bilatérales que dans un contexte de confrontation Est-Ouest. C'est pour cela que le conflit demeure, bien que la Guerre Froide ait cessé et que l'Union Soviétique n'existe plus.
Ricardo Alarcon - Ministre des Affaires Etrangères de Cuba - 1992
Cuba, où il y a ni disparus, ni meurtres, ni tortures, subit depuis trente ans un blocus qui entraine d'immenses privations pour son peuple et freine son développement.
Beinusz Szmukler, président de l'Association Américaine des Juristes - 1994
L'embargo exprime la confusion entre vendetta et politique d'intérêt national. C'est une relique de la guerre froide.
George Miller - membre du Congrès des Etats-Unis - 1994
Les exemples de Cuba et de l'Irak rendent évidents le fait que les sanctions économiques sont, à la base, une guerre contre la santé publique. Notre éthique exige une défense de la santé publique. Alors, en tant que médecins, nous avons le devoir moral d'appeler à la fin des sanctions. Ayant découvert la cause, nous devons agir pour l'eliminer. Permettre à notre raison de dormir produira plus de monstres.
Editorial du New England Journal of Medecine, 24 Avril, 1997
Le blocus ? Rien qu'une nouvelle tentative de crime humanitaire.
Moi.
Sources : "Cruel and Unusual Punishement, the US blockade against Cuba" de Mary Murray chez Ocean Press (Australie). Voir aussi la page Bibliographie
Sources : "No Free Lunch, Food and Revolution in Cuba Today" by Medea Benjamin, Joseph Collins and Michael Scott Institute for Food and Development Policy, San Francisco Voir aussi la page Bibliographie