
Les rencontres avec les auteurs :
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- 10,11,12 septembre 2004 - Fête de l'Humanité Paris
Cité du livre
- 23 septembre 2004 - Lyon
librairie "A plus d'un titre" - 18h00
- 24 septembre 2004 - Vénissieux
Salle Ambroize-Croizat - 18h00
- 10 novembre 2004 - Radio Zinzine
Aix-en-Provence - 20h00
- 26 novembre 2004 - Salon de Provence
Librairie "Les Terres Rouges" - 14h00
- 26 novembre 2004 - Salon de Provence
Les amis de la Marseillaise - 18h00
- 4 décembre 2004 - Givors
Salle Oussek Malekine - 16h00
- 10 décembre 2004 - Vénisseux
Maison du Peuple - 18h00
- 21 janvier 2004 - Marseille
9 rue chevalier Roze - 18h30
- 22 janvier 2004 - Cuers
- 11 février 2005 - Aubervilliers
Espace Renaudie - 19h00
- 17 février 2005 - Nice
Bourse du Travail 18h30
- 19 février 2005 - Dignes-les-bains
Salle des gavots, centre Desmichels - 18h00
- 22 février 2005 - Paris
Maison de l'Amérique Latine - 18h30
- 9 mars 2005 - Lausanne (Suisse)
- 2 avril 2005 - Nice
- 16 avril 2005 - Toulon
- 4 juin 2005 - Saint-Denis
scène ordinaire (imaginée) d'une rentrée littéraire
(la scène se passe dans les locaux d'un éditeur français. Un monsieur en costume se présente à l'accueil. L'éditeur est en train de trier son courrier)
Monsieur : Bonjour...
Editeur : Ouais... c'est pour quoi ?
Monsieur : Je m'appelle Jacobo Machover, je viens d'écrire un livre
Editeur : Génial. Posez le manuscrit sur le tas à l'entrée et on vous écrira. Inutile de nous rappeler.
Machover : C'est à dire que ce livre est "spécial".
Editeur (interrompant son tri) : vous voulez dire qu'il a été écrit par un écrivain ?
Machover : j'enseigne à la Sorbonne...
Editeur (reprenant son tri) : et bien, tout le monde n'a pas eu la chance de rater ses études. Merci.
Machover : ...et je suis cubain...
Editeur : et bien, j'espère au moins qu'il est écrit en français. Merci.
Machover : ... et je suis un célèbre anticastriste....
Editeur (interrompant son tri) : Prenez une chaise, ne restez pas debout voyons. Café ? Thé ?
Machover : non merci. On peut parler de mon livre ?
Editeur : en parler ? Mais c'est tout vu, voyons. Je suis même flatté que vous ayez pensé à nous...
Machover : c'est-à-dire que toutes les autres maisons d'édition ont déjà sorti récemment un livre anticubain, vous étiez les derniers...
Editeur (sentencieux) : Et nous n'en sommes que plus fiers, Monsieur. Nous ne publions pas n'importe quoi Monsieur. Votre bouquin là, pardon, votre livre, il a un titre ?
Machover : Pas vraiment, je pensais que vous pouviez m'aider.
Editeur : Mais bien sûr ! Je suis AUSSI là pour ça, non ? Ca parle de quoi déjà votre bouquin là ?
Machover : de Cuba.
Editeur : et oui, cuba, castro, dictature, faillite... hum... que diriez vous de "faillite d'une utopie ?"
Machover : déjà pris.
Editeur : ah bon ? ok... réflechissons... un titre négatif de préférence ?
Machover : évidemment...
Editeur : je sais ! "cuba, le goulag tropical". Pas mal, non ?
Machover : trop connu. Vous devriez lire les journaux de temps en temps
Editeur : hé, ho. Je suis éditeur. Vous croyez que j'ai le temps de lire, moi ? Vous avez une suggestion ?
Machover : je pensais à quelque chose comme "Cuba, sources et origines de l'anticastrisme primaire chez les intellectuels primates".
Editeur : hein ? Votre bouquin,là, c'est un bouquin pour être "lu" ou pour être "vendu" ?
Machover : j'aimerais qu'il soit lu par un maximum de personnes, parce que j'y dénonce le totalitarisme d'un état et que...
Editeur : LA TOTALITAIRE, voilà un titre accrocheur. Ca parle de quel pays déjà votre bouquin, là ?
Machover : de Cuba, et donc je...
Editeur : CUBA, LA TOTALITAIRE ! Et voilà, pas compliqué.
Machover : c'est pas un peu sec comme titre ?
Editeur : un peu sec ? Vous voulez quoi ? Un titre plus soft ? OK, que diriez-vous de... "CUBA, LA TOTALE " ?
Machover : on dirait un programme d'épilation...
Editeur : écoutez mon vieux. Y'a déjà tellement de bouquins anticastristes publiés, que je crains que le titre ne va pas être facile à trouver.
Machover : et si on restait dans le classique ?
Editeur : dites toujours...
Machover : "cuba, totalitarisme tropical"
Editeur : vous être sur que le titre est original ?
Machover : en France, oui.
Editeur : ok, ca marche. (il parle dans l'interphone). Mademoiselle - trouvez un créneau chez les imprimeurs pour le livre "cuba, totalitarisme tropical". Oui, c'est un nouveau. Non, il n'est pas passé en comité de lecture, ca vous gêne ? exact, c'est moi le patron. Merci. (il se retourne vers Machover) Et voilà, c'est comme si c'était fait. Sortira fin août 2004.
Machover : parfait, parfait. J'étais justement pressé.
Editeur : pressé ? Pourquoi ?
Machover : disons que j'avais entendu parler d'un autre livre qui devait sortir sur Cuba, au mois de septembre et...
Editeur : ça m'intéresse ! Vous connaissez l'auteur ? Il a trouvé un éditeur ?
Machover : ils sont plusieurs, et ils sont plutôt procastristes...
Editeur : et alors ? Plus on est de fous et plus on rigole !!! Heu.... PROcastristes avez-vous dit ?
Machover : (hoche la tête en silence).
Editeur : mince... je ne savais pas que ca existait...
Machover : (hoche la tête, compatissant)
Editeur : hum... vous avez bien fait de sortir le votre avant. Même si c'est un 20 aout...
Machover : c'est bien ce que je pensais...
Editeur : s'appelle comment ce truc-là qui va sortir ?
Machover : CUBA EST UNE ILE, éditions Le Temps des Cerises
Editeur (pensif) : c'est un beau titre...
Machover : pardon ?
Editeur (se secoue) : non, rien... je me disais qu'ils sont vicieux ces procastristes...
Machover : plus que vous ne croyez...
Editeur (pensif) : en plus c'est vrai que Cuba est une île... c'est assez évident...
Machover : vous ne savez pas à quel point...
Editeur : étrange, c'est un titre qui me donne envie de le lire...
Machover : mais... mais... et mon livre à MOI ???
Editeur (sort de sa reverie) : hum ?... oh, le votre... Le votre est fait pour être vendu, M. Machover, pas pour être lu. Allez, n'ayez crainte. Je vous raccompagne ?
Machover : merci. Vous me tenez au courant ?
Editeur : je n'y manquerai pas ! Au revoir, et merci à vous. (il referme la porte. Il réflechit quelques secondes. Il parle dans l'interphone) Mademoiselle, trouvez les coordonnées de l'éditeur Le Temps des Cerises et (...) oui, comme le fruit, et commandez moi un exemplaire de CUBA EST UNE ILE. (...) Oui, c'est le titre. Je SAIS que c'est "évident" que Cuba est une île. Et c'est justement ça qui m'inquiète.
( compte-rendu par Viktor Dedaj )
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février 2005 : 3ème édition !
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CUBA EST UNE ILE
Danielle Bleitrach, Viktor Dedaj avec la participation de Jacques-François Bonaldi
Parution septembre 2004 ISBN 2-84109-499-8
éditions Le Temps des Cerises 6, Avenue Edouard Vaillant - 93500 Pantin - France Tel : 01 49 42 99 11 - Fax : 01 49 42 99 68 http://www.letempsdescerises.net/
La chute de l'empire Soviétique en 1989 aura marqué le début des analyses péremptoires sous forme d'épitaphes autour de " la chute imminente d'un régime communiste agonisant ". Mais même l'observateur le plus tenace finit par se demander : " Et Cuba, alors, ça vient ? Qu'est-ce qui se passe à Cuba ? ". Bonne question. Car, à Cuba, il s'en passe des choses justement.
La Révolution Cubaine de 1959 serait donc au bout du rouleau, épuisée, carrément démodée. Dire que Cuba a vécu, depuis la disparition du bloc soviétique et de virtuellement tous ses marchés commerciaux, une grave crise économique est pour le moins un euphémisme. Car le choc subi par Cuba depuis 1989 est d'une ampleur telle que tout autre pays, soumis à des conditions similaires, se serait vu littéralement emporté par la tourmente. Quelques images sur des émeutes de la faim auraient complété un tableau planétaire désormais familier.
Mais nous sommes en 2004, et il s'agit de Cuba. Inflexible devant les agressions et les menaces permanentes de son puissant voisin, et avec une tranquillité qui frise l'outrecuidance, Cuba réagit à la situation en lançant, non pas une, mais plusieurs révolutions dans la Révolution : révolution économique, révolution industrielle, révolution agricole.
A contre-courant de la pensée unique, Cuba en digne héritière de Bolivar et Marti, délivre aux autres pays du tiers-monde, et donc aux pays occidentaux, une véritable leçon de résistance et de savoir-faire, un magistral cours de marxisme léninisme appliqué et d'alter-mondialisation pratique.
Si Cuba n'est pas un modèle, il n'en demeure pas moins qu'elle représente une sacrée exception. En effet, braves gens, dans cet océan de tumultes, d'incertitudes et d'injustices qu'est devenu le Nouvel Ordre Mondial, Cuba est une île.
introduction du livre
"Cuba est une île. Comment l'aborder ? S'agit-il de procéder à des sondages dans ses eaux aux alentours de La Havane, là où gisent toujours les épaves des galions naufragés ? Ou encore, aux côtés de l'apôtre José Marti, tirerons-nous une barque sur la petite plage d'Oriente, et de là le suivrons-nous dans la guerre d'indépendance ? Alors, est-ce qu'il l'a gagnée ? C'est compliqué ! L'écriture hésite, se veut pédagogique pour exposer les conséquences de la monoculture sucrière. L'épopée révolutionnaire des Barbudos est aussi le début d'une partie d'échecs autour des quotas sucriers et Cuba choisit le socialisme. Mais voici le rocher salé de Guantanamo, la base nordaméricaine, une zone de non droit comme l'est l'espace marqué par la loi Helms-Burton. L'histoire s'infléchit sous le poids de l'injustice : ici on étrangle un peuple, comme on torture dans le silence général. Qui donc ? Vous vous en doutez bien ! La description se ramasse, bondit, elle devient uppercut, pose des faits, accuse et jette un défi au consensus occidental. Le lecteur va tanguer, comme Cuba depuis un demi-siècle. Nous ne vous embarquons pas dans une croisière. Nous sommes trois, notre vision dépend aussi de ce que nous sommes. Très différents les uns des autres ! Notre volonté d'éprouver de l'intérieur l'étranglement perpétré dans le silence général a créé néanmoins notre unité autour d'une conscience commune : nous n'aidons pas Cuba, mais c'est Cuba qui nous aide à comprendre, à lutter, à vivre
"
Le Monde Diplomatique - janvier 2005
Cuba est une île
Qu'on ne s'attende pas à trouver ici un ouvrage nuancé, équilibré, mettant en perspective les réussites, mais aussi les échecs, voire les fautes de la Révolution cubaine. Il s'agit d'un plaidoyer que l'on qualifiera de "pro-cubain". À ce titre, il irritera plus d'une fois. Toutefois, il possède un mérite indiscutable: donner à entendre la version cubaine de l'histoire, une voix systématiquement censurée dans le faux débat consistant à juger- et par définition à condamner!- La Havane. Au delà des réserves précédemment exprimées, ce livre se révèle infiniment plus sérieux que nombre d'ouvrages traitant du même thème et encensés par le Tout-paris médiatico-mondain- on pense ici, en particulier, au monument de malveillance qu'est Castro l'Infidèle de Serge Raffy (Fayard 2003). L'île est bien autre chose qu'un simple fragment de feu l'URSS sous le soleil des Caraïbes! Comment analyser Cuba, comment même comprendre la vague répressive du printemps 2003, sans expliquer en détail, comme il est fait ici, l'implacable garrot serré par Washington à travers attentats terroristes, viol de la législation internationale et tentative de déstabilisation?
Maurice lemoine.
Viva - décembre 2004
Cuba est une île
En ces temps où la pensée unique nous martèle que Cuba est une tyrannie et Fidel Castro un dictateur, il faut bien du courage pour écrire un livre qui parte d'un postulat différent, sans taire les problèmes et difficultés de cette société. Qui se demande par exemple pourquoi cette prétendue dictature suscite tant de haine aux États-Uni, pays qui en fabriqué d'autres. Qui se demande aussi pourquoi le régime perdure alors que l'île est ouverte à des millions de touristes. Étrange dictature qui envoie ses médecins et ses instituteurs dans les bidonvilles de Soweto, de Port-au-Prince, de Quito, de Bogota ou de Caracas. Qui au lieu de licencier brutalement-selon les trés démocratiques méthodes de nos si exemplaires démocraties- 100.000 travailleurs du sucre, prend la peine de les réunir, de les consulter, de modifier ses plans, pour ensuite restructurer la principale industrie du pays sans séisme social ni drame humain. Un livre pour mieux comprendre la résistance de cette petite île de 11 millions d'habitants, aussi surveillée et dénigrée que si elle représentait une menace mondiale et qui refuse simplement de devenir une étoile de plus sur le drapeau des États-Unis.
Maïté Pinero.
Vie Nouvelle (le journal des retraites CGT) N°125) février/Mars 2005
Cuba est une île
Pour les apôtres de la "bien pensance". Cuba ne serait qu'une anomalie de l'Histoire, la survivance d'un lambeau du dernier pan de l'ex-URSS dirigée par un dictateur. Ils ne se privent pas à l'occasion de dénoncer ce "régime communiste archaïque", quand ils n'observent pas à l'égard de ce pays et de son peuple, qui subit depuis des décennies un blocus économique sans précédent, un silence complice. Danielle Bleitrach aime Cuba, passionnément. C'est indéniable. Mais qui peut lui en faire grief? Il suffit simplement d'avoir eu l'occasion de découvrir un jour cette île, pour comprendre un tel sentiment. Car "Cuba est une île". Et pour l'aborder en toute objectivité et sans oeillères, il convient à son sujet de bien mettre en évidence, comme le souligne notamment Danielle Bleitrach "ce qui est systématiquement occulté, ce que ce pays réalise" alors qu'il est victime d'un embargo généralisé et d'une agression permanente et caractérisée de la part des États-Unis.
Le livre écrit en collaboration avec Viktor Dedaj, n'a donc pas l'intention de nous embarquer dans une croisière, mais de nous révéler une réalité. Une réalité sociologique. Et c'est ce à quoi s'attachent les auteurs qui de la conquête espagnole à la révolution nous font mesurer "l'âpreté du combat séculaire" de Cuba pour son indépendance, tout en précisant "qu'il ne s'agit pas de prendre parti, d'être d'accord ou non, mais de poser avant tout un contexte historique incontournable. Rien de plus, mais certainement rien de moins". Et le livre de conclure: "Si Cuba a commis une erreur, la première, la grande, la définitive, l'inexcusable est bien celle-ci : faire une révolution à seulement 150 km des États-Unis. Et si les occidentaux ont un droit, le premier, le grand, le définitif est celui-là : fermer leurs gueules ou alors s'en prendre avec la même vigueur et le même esprit critique à l'action des États-Unis à l'égard de Cuba".
Raymond Massoni
CUBA EST UNE ILE, eux aussi, ils en parlent :
"Depuis qu'Ariel a lu "Cuba est une île", elle me traite de minable et
demande le divorce."
Bernard-Henry L. - jardinier, ex-philosophe - Paris
"Nous avons bien reçu votre livre "Cuba est une île" et vous remercions
pour cette expression de solidarité à l'égard de la Révolution Cubaine. Nous
ne manquerons pas d'en informer le Commandant qui sera certainement heureux
d'en prendre connaissance. Amitiés révolutionnaires. "
Amanda F. - secrétaire de président - La Havane.
"Oulalaaa... c'est écrit en touts petits caractères. J'y comprends rien.."
Nicole B. - sénatrice communiste - Paris
"Une brillante description d'une des dernières dictatures staliniennes de la
planète. Mais j'ai peut-être pas tout compris non plus"
Jeanette H. - journaliste (trotskiste) - Paris
"Cette complaisance à l'égard d'une dictature sanguinaire me révolte.
Pourquoi ne parlez-vous pas des boites de Corned-Beef qui sont confisquées
TOUS LES JOURS par les douaniers cubains à l'aéroport José Marti ? Vous ne
dites rien non plus de la corruption abjecte du régime qui exporte les
langoustes à l'étranger ! Allez-donc faire un tour dans les cantines des
écoles cubaines, et vous verrez que l'on ne sert JAMAIS de la langouste aux
enfants cubains ! Et vous vous dites défenseurs du peuple cubain ? Vous
n'êtes que des communistes."
Joe G. - gusano - Miami
"Un livre que j'ai placé dans les rayons entre la bibliographie de Ronald
Reagan et l'annuaire téléphonique du New Jersey. Ca nous fait déjà trois
bouquins."
Maria B - bibliothécaire indépendente - Holguin
"Condoleeza m'a lu des passages de "Cuba est une île". J'ai appwis que Cuba
n'était pas situé en Asie Centrale mais à seulement 150km de la Flowida. Du
coup, j'ai viwé Colin P. pouw incompétence. Cela dit, CSP est une
owganisation tewwowiste et je pwie tous les jouws pouw leuws âmes."
George W. B. - président - Washington
"Le livre que j'aurais aimé avoir sur Robin Island"
Nelson M. - ex-président - Pretoria
"C'est pas avec ce livre que vous vous ferez des amis"
Maurice L. - journaliste au Monde Diplo - Paris
"Vue d'ici, pas mal. Chapeau les petits."
Karl M. - économiste - Londres
"Reporters Sans Frontières exprime sa préoccupation devant le silence
médiatique imposé à cette oeuvre indispensable et demande aux responsables
de la presse commerciale de remplir leur devoir d'information. Nan,
j'déconne..."
Robert "bob" M.- livreur de pizzas - Paris
"J'ai lu "Cuba est une île" lors de mon dernier séjour en prison. Les
geôliers avaient changé la couverture pour me faire croire que je lisais le
dernier Gabriel Marquez. Je vais porter plainte devant une association de
consommateurs. Cela dit, j'ai appris des tas de choses sur mon ami James C."
Raul R. - dissident - La Havane
"Je serais ravi d'envisager une version scénarisée de "Cuba est une île". Je pense que Robert de Niro pourrait tenir le rôle de Viktor. Pour Danielle, nous n'avons encore rien décidé. 5 millions de dollars chacun, ça vous irait ? Nan, j'déconne..."
Oliver S. - scénariste - Los Angeles
"Depuis que j'ai perdu mes 75 camarades de jeu, j'égaie mes longues journées
monotones en lisant et relisant "Cuba est une île". J'ai appris, entre
autres, que j'étais un con. Troublant."
James C. - représentant d'Empire - La Havane
"Pas la moindre scène de sodomie entre Viktor Dedaj et Danielle Bleitrach..
La censure castriste étend son emprise jusqu'à dans les grandes capitales
européennes. Je suis dégoutée par l'aveuglément d'une partie de
l'intelligentsia de gauche". Zoé V. - écrit-vain - Paris
"J'en sais rien, j'ai juste lu la première page. J'avais rien de mieux à
publier"
Alain C. - éditeur de gauche - Le Temps des Cerises - Paris
"Nous avons appris la sortie de "Cuba est une île " et serions prêts à
étudier son entrée dans notre catalogue dans la catégorie "livres
de géographie". Dans l'attente de votre réponse..."
Bernard A - directeur de France-Loisirs (ventes par correspondance) - Paris
"Si j'avais lu "Cuba est une île" avant, j'aurais appelé à la lutte armée".
Mahatma G. - pacifiste - New Dehli
"Monseigneur, je comprends votre émoi à la découverte de "Cuba est une île".
Je viens de le découvrir moi-même en faisant le tour mais je suis néanmoins
sûr et certain qu'il existe un continent pas très loin d'ici. Accordez-moi
encore une chance. Je vous en prie. Votre humble serviteur..."
Cristobal C. - explorateur (dans une lettre au Roi) - quelque part dans les
Caraibes.
"Après avoir lu "Cuba est une île", mon mari a quitté sa maitresse et est
revenu vivre avec moi. Merci à Viktor et Danielle qui ont sauvé mon ménage".
Miriam T - comptable - Douala
"J'sais pas, je l'ai pas lu. J'ai toujours pas reçu mon exemplaire"
Jacques-François B. - cubanologue - La Havane
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