«Lorsque les Etats-Unis sont venus chercher Cuba, nous n'avons rien dit, nous n'étions pas Cubains.»
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L’Onu condamne pour la 14e fois l’embargo américain contre Cuba
par divers
9 novembre 2005

mercredi 9 novembre 2005

L’Assemblée générale des Nations unies a adopté mardi à une écrasante majorité une résolution condamnant l’embargo économique imposé par les Etats-Unis à Cuba.

C’est la 14e fois depuis 1992 que cette Assemblée adopte une telle résolution.

Le texte, adopté par 182 voix contre 4 avec une abstention, exprime "la nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les Etats-Unis à Cuba".

Il appelle tous les Etats à "s’abstenir d’appliquer" l’embargo et à ceux qui l’appliquent à "cesser de le faire", en conformité "avec leurs obligations aux termes de la Charte des Nations unies et de la loi internationale qui garantissent, entre autres, la liberté de commerce et de navigation".

Les quatre voix contre sont celles des Etats-Unis, d’Israël, des îles Marshall et de Palau. La Micronésie s’est abstenue.

Les premières sanctions économiques américaines contre Cuba datent de 1961, après l’échec de l’invasion de l’île pour tenter de renverser le régime de Fidel Castro —l’épisode de la baie des Cochons. Elles ont ensuite été renforcées à plusieurs reprises, notamment par la loi Helms-Burton de 1966 et des restrictions aux voyages des citoyens américains à Cuba.

Fidel Castro 3 février 2006 {PDF}Les résolutions de l’Assemblée générale n’ont pas d’effet contraignant mais reflètent l’opinion internationale. Lors de sa première introduction en 1992, cette résolution n’avait recueilli que 59 voix. Elle en avait obtenu 179 en 2004.

"Jamais avant les 18 derniers mois, l’embargo économique n’avait été appliqué avec autant de cruauté et de brutalité", a déclaré à la tribune de l’Assemblée le ministre cubain des affaires étrangères, Felipe Perez Roque. "On n’avait encore jamais vu une persécution si cruelle et acharnée contre l’économie et le droit des Cubains à une vie décente et digne", a-t-il ajouté.

"L’embargo américain est une question bilatérale et ne devrait pas venir devant l’Assemblée générale", a rétorqué le délégué américain, Ronald Godard, mettant les difficultés économiques de Cuba sur le compte de "l’échec des politiques" de Fidel Castro.

"Si les Cubains sont au chômage, ont faim ou manquent de soins médicaux, comme le reconnait Castro, c’est à cause de sa mauvaise gestion économique, pas de l’embargo", a-t-il ajouté.

NEW YORK (Nations unies) (AFP)



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