«Lorsque les Etats-Unis sont venus chercher Cuba, nous n'avons rien dit, nous n'étions pas Cubains.»
BOUTIQUE EN LIGNE

CITATION DU JOUR :



SOLIDARITES
Que cesse l’hypocrisie concernant les droits de l’homme
par divers
29 mars 2006

Déjà 4 566 signataires pour l’appel


ILS sont déjà 4 566 personnalités et organisations de 79 pays à avoir signé le document Que cesse l’hypocrisie concernant les droits de l’homme, rendu public le 14 mars dernier par le site Internet Pour la défense de l’humanité.

L’appel est né avec les signatures de 400 intellectuels et artistes, parmi lesquels les prix Nobel José Saramago, du Portugal ; Harold Pinter, du Royaume-Uni ; Nadine Gordimer, d’Afrique du Sud ; Adolfo Pérez Esquivel, d’Argentine ; Rigoberta Menchu, du Guatemala ; Wole Soyinka, du Nigeria ; Dario Fo, d’Italie et Mairead Corrigan Maguire, d’Irlande du Nord, auxquels s’est joint Zhores Alfiorov, de Russie.

De nouvelles adhésions ont eu lieu dès sa mise en circulation, à un rythme qui ne faiblit pas, selon ce qu’on peut constater sur le site créé sur le Web auquel peuvent se joindre les intéressés pour arrêter les violations et les sévices que subissent les prisonniers dans les prisons illégales installées par les Etats-Unis : www.derechos-humanos.com/www.derechos-humanos.info/www.droits-humains.info/www.h\ hr.info et l’email :

derechoshumanos@....

Les plus récents signataires vont de la Confédération nationale indigène de l’Equateur (CONAIE), l’Association des femmes agricultrices du Portugal, l’Association féministe d’Italie, la Confédération des nationalités d’Amazonie, la Confédération régionale de Lombardie, le Collectif de réflexion d’Action citoyenne (Chili) à La Pastoral Social-Caritas Panama.

Les tortures infligées par des militaires nord-américains contre des prisonniers irakiens sont dénoncées aussi dans d’autres forums. Par exemple, depuis Panama, le correspondant Fausto Triana a indiqué, le 23 mars, que Florentin Meléndez, second vice-président de la Commission interaméricaine des Droits de l’homme (CIDH) et rapporteur spécial concernant les tortures et les mauvais traitements dans les prisons, a qualifié de « trou noir » la prison étasunienne sur la base navale de Guantanamo et il a estimé «  légitime la réclamation mondiale qui demande la fermeture de ce centre pénitentiaire ».

Le Pentagone maintient à Guantanamo quelque 490 individus soupçonnés de terrorisme qu’il considère comme des « combattants illégaux » la raison pour laquelle on ne leur reconnaît pas la condition de prisonniers de guerre. Ce sont des prisonniers qui sont arrivés à Guantanamo au début de 2002, en provenance d’Afghanistan.

L’ONU a recommandé en février dernier la fermeture immédiate de la prison de Guantanamo en vertu de nombreuses accusations sur des cas de tortures et d’alimentation forcée, auxquelles Washington n’a pas prêté la moindre attention.

En attendant, à Quito, des personnalités de mouvements indigènes, des nationalités et des minorités ont signé le document, parmi lesquelles Blanca Chancosa, dirigeante de la Confédération nationale indigène d’Equateur (CONAIE) et Oswaldo Huamanchunes, Roberto Huamani, Carlos Huancas, Yoel Huarcaya et Juan Huaringa au Pérou, parmi d’autres lutteurs sociaux de l’ethnie quechua.

En Argentine, en compagnie de personnalités comme Fernando Pino Solanas, Luisa Valenzuela, Sylvia Iparraguirre et Noe Jitrik, plus de 500 personnes se sont jointes à l’appel, tandis qu’en Espagne, 537 ont fait de même, dont Alfonso Sastre, Joaquin Sabina, et Almudena Grandes.

Du Brésil, la liste s’agrandit de 146 personnalités de la taille de l’architecte de Brasilia, Oscar Niemeyer, de Walter Salles, de Leticia Spiller, d’Emir Sader, et la chanteuse Beth Carvalho ; et du poète Aja de la Barbade.

Récemment, le quotidien The New York Times, dans un éditorial, affirmait que parmi les centaines de personnes arrêtées par de prétendus liens avec des activités terroristes, la plupart en fait n’avaient rien fait, et n’ont même pas l’espoir d’un procès impartial, car « Guantanamo a été créé en dehors de la loi ».

Sous le titre Que cesse l’hypocrisie concernant les droits de l’homme, le document a été reproduit dans des médias internationaux comme entre autres les journaux The Guardian (Grande-Bretagne), L’Unita (Italie), Pagina 12 (Argentine) et Colatino, le doyen des quotidiens salvadoriens.

Depuis la présentation de la lettre, de nombreux intellectuels et artistes nord-américains ont rejoint aussitôt l’appel, parmi lesquels Harry et Julie Belafonte, Danny Glover, Alice Walker, Howard Zinn, William Blum, Ramsey Clark, James Petras, James Cockcroft, Lucius Walker et Mark Rosenzweig.

Les nord-américains pourront voir cet été le film En route pour Guantanamo, du metteur en scène britannique Michael Winterbottom, Ours d’argent au Festival de Berlin, dans lequel il présente la tragédie vécue par trois ex-prisonniers britanniques dans cette prison arbitraire.

Le film raconte l’histoire des britanniques Rhuhal Ahmed, Asif Iqbal et Shafiq Rasul, qui ont été injustement arrêtés à Kandahar, en Afghanistan, après un bref séjour au Pakistan, où ils s’étaient rendus pour le mariage d’Asif.

A travers une téléconférence organisée à Londres par le Centre pour les Droits constitutionnels, les trois ont raconté leurs péripéties. « Ca été un moment très dur pour nous, a expliqué Shafiq Rasul, être à Guantanamo c’est comme être dans un zoo. On est dans une cage 24 heures sur 24 surveillés par des gardiens 24 heures sur 24 ».

http://www.granma.cu/frances/2006/marzo/lun27/14firma-f.html



© CSP - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
Administration | site crée avec SPIP

ajouter commentaire
envoyer article