«Lorsque les Etats-Unis sont venus chercher Cuba, nous n'avons rien dit, nous n'étions pas Cubains.»
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ALLOCUTIONS
Discours de George Bush relatif à Cuba
par divers
1er décembre 2003

Discours prononcé à la Maison Blanche le 10 Octobre 2003

WASHINGTON, Oct. 10 /U.S. Newswire/ Rose Garden - 11:03 A.M. EDT

LE PRESIDENT : Ola. Sientese. Merci d’être venus. Bienvenue au Rose Garden. Je suis heureux de vous accueillir pour une annonce politique importante.

Je suis fier de trouver à mes côtés notre grand Secrétaire d’État Colin Powell ainsi qu’un fils de Cuba, un enfant du programme Pedro Pan (applaudissements), Mel Martinez. Je suis heureux aussi d’accueillir d’autres membres de mon administration qui seront chargés de mettre en oeuvre cette politique. Du Department of Homeland Security, le sous-secrétaire Asa Hutchinson est parmi nous. Du Département du Trésor, Rick Newcombn Directeur du Office of Foreign Asset Control, est présent. (applaudissements). Secrétaire adjoint aux affaires latino-américaines, Roger Noriega est avec nous. (applaudissements). Y, por fin, de mon équipe, notre envoyé spécial Otto Reich (applaudissements).

De même, nous avons l’honneur d’accueillir des membres distingués du Congrès, en commençant par le très compétant Sénateur de la Virginie, George Allen (applaudissements). Bienvenidos, Jorge. (rires) De l’état de la Floride, membre du Congrès Lincoln Diaz-Balart. (applaudissements). Y su hermano, membre du Congrès Mario Diaz-Balart. (applaudissements). Ileana Ros-Lehtinen. (applaudissements). Et Porter Gross. Merci d’être venus. Je suis honoré par votre présence. (applaudissements).

Le Secrétaire (d’État) a signalé la présence de Bob Dole. Bob Dole n’est pas présent.

Il y a 135 ans, le combat pour la liberté de Cuba a commencé dans une centrale sucrière près de Manzanillo. Carlos Manuel de Cespedas (sic -NDT) — connu comme le Père de la Patrie — dirigea un soulèvement contre le pouvoir colonial. Aujourd’hui, le combat pour la liberté continue — elle n’est pas finie — dans les villes et les villages de cette belle île, dans les prisons de Castro, et dans le coeur de chaque patriote Cubain. Elle est menée par des dissidents courageux comme Oscar Elias Biscet, Marta Beatriz Roque, Leondardo Bruzon Avila.

L’année dernière à Miami, j’ai tendu la main au gouvernement Cubain - pour une voie vers la démocratie et l’espoir de meilleures relations avec les Etats-Unis. J’avais promis de travailler avec notre Congrès pour alléger l’embargo sur le commerce et les voyages entre nos pays si — et seulement si — le gouvernement Cubain organisait des élections libres et honnêtes, autorisait le peuple Cubain à s’organiser, à se réunir et à s’exprimer librement, et cesser d’étrangler les entreprises privées.

Depuis mon offre, nous avons vu comment le régime de Castro a répondu aux initiatives diplomatiques. Le dictateur a répondu avec arrogance et mépris par une nouvelle vague de répression brutale qui a scandalisé la conscience mondiale.

Au mois d’avril, 75 membres pacifiques de l’opposition cubaine ont été condamnés à des peines de prison sévères, certains jusqu’à 20 ans. Leurs crimes étaient la publication de journaux, l’organisation de pétitions, la tenue de réunions pour discuter de l’avenir de leur pays. Les prisonniers politiques cubains sont soumis à des brutalités et à l’isolement et se voient refuser des soins médicaux. Les élections à Cuba sont toujours frauduleuses. Les groupes d’opposition continuent de se réunir à leur risques et périls. L’entreprise privée est toujours étranglée. Les syndicats non-gouvernementaux sont toujours opprimés et interdits. Les droits de propriété sont toujours bafoués. Et la plupart des biens et services produits à Cuba sont toujours réservés à une élite politique.

A l’évidence, le régime de Castro ne changera pas de par sa propre volonté. Mais Cuba doit changer. Alors aujourd’hui j’annonce plusieurs mesures destinées à accélérer la venue d’une nouvelle Cuba, libre et démocratique (applaudissements).

D’abord, nous allons renforcer les interdictions aux voyages à Cuba qui sont déjà en vigueur (applaudissements). La loi des Etats-Unis interdit à ses citoyens de voyager à Cuba pour des raisons d’agrément. Cette loi est en vigueur et doit être renforcée. Nous autorisons certains voyages pour des raisons précises, telles que les visites familiales, l’aide humanitaire, ou pour mener des recherches. Ces exceptions sont trop souvent invoquées pour couvrir des voyages d’affaires ou de tourisme illégaux, ou pour contourner les restrictions et apporter de l’argent à Cuba. Nous allons renforcer la répression contre cette tromperie.

J’ai donné des instructions au Département de Homeland Security de renforcer le contrôle des voyageurs et marchandises à destination et en provenance de Cuba. Nous allons appliquer la loi. (applaudissements). Nous allons aussi contrôler ceux qui voyagent à Cuba en passant par des pays tiers, et ceux qui voyagent par bateau à Cuba sur des bateaux privés en violation avec l’embargo. Voyez vous, notre pays doit comprendre les conséquences des voyages interdits. Tous les états-uniens doivent savoir que les stations touristiques à Cuba appartenant à des investisseurs étrangers doivent payer des salaires - les salaires de leurs employés Cubains - au gouvernement. Un honnête états-unien qui ferait du tourisme à Cuba, payera sa note d’hôtel - et c’est le gouvernement qui empochera l’argent. En retour, le gouvernement versera au travailleur un salaire de misère en pesos sans valeurs et gardera les devises pour le bien-être du dictateur et de ses sbires. Le tourisme illégal perpétue la misère du peuple Cubain. Et c’est pour cela que j’ai ordonné au Département de Homeland Security de faire cesser ce trafic illégal d’argent. (applaudissements).

Mais le renforcement de la répression contre les voyages illégaux sert aussi d’autres objectifs. Le tourisme sexuel à Cuba est en croissance rapide, une forme moderne d’esclavage encouragé par le gouvernement Cubain. L’exploitation cruelle de femmes et d’enfants innocents doit être dénoncé et doit cesser. (applaudissements).

Deuxièmement, nous nous efforçons de garantir aux Cubains qui fuient la dictature qu’ils ne risqueront pas leurs vies en pleine mer. Mon administration est en train d’améliorer ses méthodes pour identifier les réfugiés, et redouble d’efforts pour traiter les dossiers des Cubains qui veulent partir. Nous allons mieux informer les Cubains sur les nombreux moyens pour entrer légalement et en toute sécurité aux États-Unis à travers une campagne de communication dans le sud de la Floride et à Cuba même. Nous allons augmenter le nombre de nouveaux immigrants Cubains que nous accueillerons chaque année. (applaudissements). Nous avons la liberté pour le faire, et nous le ferons, pour le bien de tous ceux qui aspirent à la liberté. Notre objectif est d’aider plus de Cubains à réussir leur voyage en toute sécurité vers une terre libre.

Troisièmement, notre gouvernement va créer une Commission d’Assistance à une Cuba Libre, en prévision des jours heureux où le régime de Castro ne sera plus et où la démocratie sera instaurée dans l’île. Cette commission sera dirigée conjointement par le Secrétaire d’État, Colin Powell, et les Secrétaire au Logements et au Développement Urbain, Mel Martinez. Ils feront appel à des experts au sein de notre gouvernement pour planifier la transition à Cuba d’un régime Stalinien vers une société libre et tolérante, et trouver les moyens pour accélérer cette transition. (applaudissements).

La transition vers la liberté présentera de nombreux défis au peuple Cubain et aux États-Unis, et nous serons prêts. Les États-Unis ne sont pas seuls à vouloir la liberté à Cuba. Des pays de partout dans le monde et la Commission des Droits de l’Homme des Nations Unies reconnaissent de plus en plus la nature oppressive du régime de Castro, et ont dénoncé la récente vague de répression. Nous allons continuer à rassembler une puissante coalition internationale pour promouvoir la cause de la liberté à Cuba.

En plus de ces mesures que je viens d’annoncer, nous continuons de briser l’embargo sur l’information que le gouvernement Cubain a imposé à son peuple depuis un demi-siècle. Les gouvernements répressifs ont peur de la vérité, alors nous allons augmenter et étendre la distribution de matériel écrit à Cuba, de l’information via Internet à l’intérieur de Cuba, et des radios AM-FM et ondes courtes aux Cubains.

Radio et TV Marti apportent le message de la liberté au peuple Cubain. Cette administration reconnaît la nécessité de renforcer l’efficacité de Radio et TV Marti. Il y a quelques temps, nous avons lancé un nouveau service par satellite pour étendre notre diffusion vers Cuba. Le 20 mai, nous avons inauguré le vol historique de Commando Solo, un système de transmission par avion qui a réussi à percer le système de brouillage de Castro. Les tyrans détestent la vérité ; ils brouillent les messages. Ce jour-là, j’ai eu l’honneur de m’adresser au peuple cubain dans leur propre langue.

Ce n’est que le début d’un effort redoublé pour entrer en contact avec le peuple Cubain. Ce pays aime la liberté et nous savons que la vérité est l’ennemi tous les tyrans. Nous sommes déterminés à apporter la vérité à tous ceux qui souffrent sous le règne de Fidel Castro. (applaudissements).

Cuba a un glorieux passé de combat pour la liberté, et ce combat continue. En ce qui concerne l’avenir, le peuple Cubain pourra compter sur l’amitié indéfectible des États-Unis d’Amérique. Aucun tyran ne peut se dresser éternellement contre la puissance de la liberté, parce que l’espoir de liberté réside dans tous les coeurs. Aujourd’hui nous sommes confiants que quels que soient les plans ou les intentions du dictateur, Cuba sera pronto libre (applaudissements).

De nuevo, Cuba Libre. Merci à tous. (applaudissements).

FIN

traduction CUBA SOLIDARITY PROJECT



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