«Lorsque les Etats-Unis sont venus chercher Cuba, nous n'avons rien dit, nous n'étions pas Cubains.»
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Création d’un groupe pour renforcer l’embargo contre Cuba
par divers
12 octobre 2006

Depuis hier, les sanctions économiques et commerciales contre le régime de Fidel Castro comptent sur un bras supplémentaire pour faire respecter la loi et châtier ses transgresseurs que ce soit des firmes exportatrices ou des agences de voyages à Cuba.

Le procureur fédéral du sud de la Floride, Alexander Acosta, a annoncé hier la création d’un groupe spécial dont font partie des agences gouvernementales et qui a pour but de travailler au renforcement de l’embargo de l’île.

Cette unité s’intitule Groupe de Travail pour Renforcer les Sanctions contre Cuba. En font partie des représentants du Bureau des Biens Etrangers (OFAC) du Département du Trésor, du FBI, du Service Des Revenus Intérieurs (IRS), du service de l’Immigration et du Contrôle Douanier (ICE) et du Département du Commerce, ainsi que des agents du Service des Gardes Côtes et des unités de l’air et de terre des Douanes et de la Protection des Frontières (CBP).

« Nous voulons qu’il soit bien clair que les agences fédérales sont prêtes à faire appliquer les règlements qui concernent Cuba » a déclaré Acosta. « Nous allons travailler en collaboration de sorte que chacun apportera son expérience personnelle acquise dans son secteur de compétence et cela nous permettra de mener nos recherches avec une plus grande efficacité ».

Acosta a déclaré que le nouveau groupe va se consacrer avec intensité à mener des enquêtes sur les agissements délictueux et à engager des poursuites contre les contrevenants. Les sanctions prévoient jusqu’à 10 ans d’emprisonnement et des amendes qui s’établissent entre 250 000 dollars et 1 million de dollars.

Les domaines qui seront l’objet de la surveillance sont déterminés par la loi d’embargo – approuvée en 1962 – et ont été étendus par des dispositions prises par l’administration de George W. Bush à partir de juin 2004.

Le procureur fédéral s’est référé plus précisément aux exportations illicites ; au fonctionnement inapproprié d’agences qui réalisent des transactions en liaison avec Cuba ; aux voyages non autorisés via des pays tiers ; au contrôle des transferts de fonds et à l’évasion fiscale.

« C’est le moment propice » a déclaré Acosta en faisant référence à la création du groupe, bien qu’il ait nié que cette initiative réponde à une hausse du nombre des voyages et des transferts de capitaux à Cuba qui violent la loi.

Le fonctionnaire a indiqué que le travail du groupe de contrôle est en phase avec la volonté d’impulser une transition démocratique à Cuba. « Nous ferons notre part du travail conformément aux recommandations du président Bush pour accélérer le processus de transition dans l’île » a-t-il ajouté.

Cette déclaration se situe dans un climat de chasse aux irrégularités dans le fonctionnement des agences de voyages, de répression des voyages et des envois de fonds à Cuba.

Depuis le début de 2006, la OFAC mène un programme d’audits qui a conduit au retrait de leur licence pour une vingtaine d’agences de Miami et à la suspension de licences pour raisons religieuses.

On estime que le nombre des voyageurs à destination de Cuba a diminué actuellement de 54% par rapport aux 200 000 comptabilisés en 2003.

En aout, la OFAC avait aussi lancé un sévère avertissement aux firmes et personnes qui gèrent des transferts de capitaux en direction de l’île en leur interdisant de faire des transferts en pesos cubains convertibles.

Pendant ce temps, l’expansion des ventes agricoles avait commencé à diminuer au milieu de l’année 2005 après l’application de règlements qui obligeaient le gouvernement de Cuba à payer les exportations en numéraire et avant même la sortie des marchandises des ports des Etats Unis. Les transactions commerciales avec Cuba avaient été autorisées par le Congrès en 2002 en invoquant des raisons humanitaires.

« Je me félicite de cette décision pour empêcher que personne ne puisse tirer bénéfice de la souffrance du peuple de Cuba » a déclaré hier soir la congressiste cubano-américaine Ileana Ros Lehtinen. « Pas un cent ne doit arriver au régime des frères Castro ».

Dans une récente déclaration, le gouvernement cubain a reconnu que les sanctions des Etats Unis ont causé une perte de 4,108 millions de dollars à l’économie du pays pour l’année 2005.

Wilfredo Cancio Isla 11 Octobre 2006

http://www.miami.com/mld/elnuevo/news/world/cuba/15726874.htm

traduction Manuel Colinas



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